Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 14:36
Hugues, seul au  bol  d'or 2015....

Vers Le Castellet (Par Hugues).

Depuis quelques jours je regardais attentivement la météo. Pour le jeudi (jour du départ) il était annoncé un temps variable sur le parcours que nous envisagions avec Michel. Nous devions nous retrouver à POITIERS pour récupérer TULLE puis finir à ALES pour passer la nuit et rejoindre ensuite le Castellet pour le vendredi midi. Sur la vallée du RHONE, que j’aurais prise si j’étais parti seul, les journalistes METEO annonçaient un déluge (pluies très abondantes et vents très forts). Je me disais donc que c’était bien que Michel ait décidé de venir avec moi avec un point de rencontre à POITIERS, comme cela, bien que la route soit plus longue, nous profiterons tout de même d’un temps plus clément. J’étais particulièrement motivé de faire le parcours avec le 400, sans passer par une seule autoroute et de pouvoir rejoindre le Castellet que j’avais vu pour la dernière fois en 1999 et de pouvoir retourner dans les stands. J’avais tout préparé l’avant-veille du départ et il me restait plus qu’à vidanger la moto le mercredi soir., Etant donné que le manuel technique prévoit une vidange tous les 3.000 kms et que j’allais en faire en gros 2.000, c’était sage de faire cette petite vidange intermédiaire. Je m’étais également entrainé l’avant-veille à attacher précautionneusement mes sacoches pour qu’elles ne flottent pas (merci Jean-Luc) et il s’avère que finalement je porterai mon sac baluchon car il m’est impossible de le faire tenir à l’arrière (comme je ne suis pas grand il s’appuiera sur la selle et me délestera ainsi un peu les épaules). Après une nuit un peu agitée, je sors la moto du garage à 7h du matin. Je contrôle le niveau d’huile qui est parfait. Mince, il commence à pleuvoir. Je fais chauffer la moto pendant que je m’habille et je constate que la pluie redouble d’intensité lorsque je pars à 7h15. Mince et mince. Bon, me dis-je, cela ne va peut-être pas durer. Eh bien, devinez quoi ? J’ai pris un déluge durant 150 kms non stop (un vrai avec pluies torrentielles et vents assez violents) jusqu’à notre point de rencontre à POITIERS (une station TOTAL) où j’arrive à 9h15. Ayant mal fermé le haut de ma combinaison de pluie et un scratch autour de ma chaussure gauche, j’ai mon blouson et mes vêtements trempés et une chaussure dans laquelle j’ai tellement d’eau qu’un poisson rouge aurait pu y nager !!! J’’ai également un message de MICHEL qui me demande de le rappeler. Comme j’avais tout de même prévu du change supplémentaire, au cas notamment où il pleuve de trop, je décharge tout de la moto pour rentrer dans la station,car il pleut encore, pour aller me changer. J’appelle MICHEL qui me dit que finalement il ne vient pas car le temps est trop mauvais….. Damned !!! Pour moi, pas question de faire demi-tour, j’ai pris une semaine de congés, j’ai réservé des couchages, je suis attendu dans les stands et le temps doit devenir de plus en plus agréable. Par contre, le parcours va être long tout seul et de ce fait c’est important que je reparte sec. Je squatte donc un coin de la station où j’étale toutes mes affaires mais le problème est que je n’arrive pas à sécher ma chaussure gauche, même en essayant de la mettre sous le sèche-mains de la station. Par conséquent, je décide d’emballer mon pied dans un sac plastique.

le sac en plastique, un vieux truc des années 70. le sac en plastique, un vieux truc des années 70.

le sac en plastique, un vieux truc des années 70.

Je remballe tout, je bois un café et hop je repars…sous la pluie torrentielle pour changer et ce pendant une cinquantaine de bornes jusqu’à BELLAC où je m’arrête faire le plein chez un garagiste. Super, je suis sec sous ma combinaison et je n’ai pas ma chaussette gauche mouillée. YES !!! Je décide de vérifier le niveau d’huile mais malheureusement il n’y a pas un seul endroit plat dans cette station. Je demande donc au garagiste si je peux rentrer la moto dans sa partie mécanique ce qu’il accepte bien évidemment fort gentiment. Niveau toujours nickel. Je repars sous le soleil entrecoupé de quelques petites pluies jusqu’à ST YRIEX LA PERCHE où je m’arrête manger. Là, je prends un peu mon temps car la météo m’a un peu éprouvé nerveusement.

arrêt à Bellac...

arrêt à Bellac...

Après avoir mangé, je repars toujours accompagné de la pluie pour changer, vers TULLE pour rejoindre ALES en passant par les vallées du LOT et du GARD. A partir de TULLE le ciel est bleu ,pas un seul nuage, il fait beau et chaud et les paysages sont magnifiques. Comme je roule principalement sur des départementales, par moment je ne vois personne pendant 10kms, parfois je rencontre un troupeau de moutons, ou encore un camion en train de manœuvre dans une épingle. Des virages à n’en plus finir, un coup à droite, un coup à gauche (j’ai une pensée pour Maryline et Dédé qui aimeraient cette balade, Le bonheur à l’état pur pour un motard !!! Je m’arrête faire un nouveau plein à ST CHAMAND. Je m’aperçois que le boulon de la patte de fixation de mon clignotant arrière gauche est desserré. Ne souhaitant pas défaire mes sacoches pour prendre une clé (ben oui les gars) j’ai emmené des clés et quelques outils au cas où ! tiens !, Je me mets à devenir un vrai BARBOURS svp !!!), je demande au garagiste s’il peut me prêter une clé ce qu’il accepte lui aussi gentiment. Des gars s’arrêtent en moto, ma moto attire leurs yeux, on discute un peu. cela fait du bien une petite causette avec quelqu’un. Il est 16h00. Je fais un plein vers 19h à proximité de MENDE et j’appelle le camping où j’ai réservé un mobil-home pour la nuit pour leur dire que je pense arriver vers 20h30 …car sur la carte cela paraissait court…ce que me confirme la gérante (elle me dit d’ailleurs qu’ils m’emmèneront en voiture dans le village pour que j’aille manger et qu’ils viendront me rechercher)…mais le gros problème dans les vallées encaissées c’est que la nuit tombe rapidement et que c’est franchement compliqué de rouler sur les petites routes très tortueuses de montagne avec une moto dont le phare éclaire comme une lampe de poche et de surcroît avec des climax pleines de buées car la température tombe aussi vite que la nuit (et en plus avec un estomac qui crie famine). Moralité, j’arrive au camping à 21h50…bien que sur la carte le trajet paraissait court !!! Je n’en peux plus car durant la dernière heure je roulais sans les climax et je redoublais d’attention dans les épingles à cheveux pour rester sur la route et ne pas tomber dans le ravin sur le côté droit dont je ne voyais pas le fond. Le couple de gérants m’accueillent chaleureusement et me donne gentiment une copieuse collation car ils ont compris que je ne souhaitais pas aller au village.

fred et olinda, un accueil digne de ce nom !fred et olinda, un accueil digne de ce nom !

fred et olinda, un accueil digne de ce nom !

J’ai les yeux rouges comme un lapin blanc et gonflés comme un caméléon avec en plus quelques moucherons de coincer sous les paupières qui me démangent (mais il ne faut pas y toucher sinon ça va durer 2 jours). Je bois la bière, je mange et au lit (après avoir réglé mon réveil pour 9h). Je m’endors sans avoir besoin de berceuse. 700 bornes et 14h de route pauses comprises (NDLR : via michelin disait 12h). J’avais sélectionné ce camping sur le site du RELAIS DES MOTARDS via le JDM. Le vendredi, debout à 9h. Lorsque je me regarde dans la glace, j’ai plein de moucherons collés sur le coin des yeux. Je me lave les dents au savon car j’ai oublié mon dentifrice (beurk !!!). Je rattache toutes mes affaires sur la moto et je vais voir les patrons pour les payer. Ils ne veulent rien, j’ai bien dit rien et ce malgré mon insistance,. Ils sont motards et me disent que c’est le plaisir des virées lointaines en moto et des rencontres. Ils me demandent juste de mettre un mot à leur sujet sur le site du RELAIS DES MOTARDS (ce que je comptais faire et même si j’avais dû payer uniquement pour les féliciter de leur super accueil) et de signer « le motard qui est arrivé dans la nuit » pour que ça leur fasse « tilt ». Fred et Olinda sont motards et CDLR. Leur camping s’appelle le BEL ETE à ANDUZE (route de Nîmes ce qui est super pratique pour repartir). Ils vous accueillent avec grand sourire et plaisir et vous emmènent et vous ramènent en ville pour déjeuner ou dîner si vous êtes fatigués par la route. Leur numéro est le 04.66.61.76.04. Emmenez éventuellement votre maillot de bain car il y a une superbe piscine. Je repars donc vers 11h30. Je m’arrête manger dans une station sur un air de repos ou il y a un relais calmos dans lequel je vais boire un café. C’est gratuit (encore), mais il y a une urne dans laquelle j’insère 1 ou 2 euros (je n’avais pas mes lunettes !!!). Je refais un plein à AUBAGNE et je rejoins le camping de SIX FOURS en roulant le long de la méditerranée.

plein les yeux !!!!

plein les yeux !!!!

Il fait un temps superbe, il y a des belles vagues et aux feux rouges je m’amuse à regarder des véliplanchistes qui font des sauts périlleux (comme ZARCO lorsqu’il gagne une course). J’arrive au camping vers 15h30 après presque 250 kms. Arrivée au Castellet Je dépose toutes mes affaires et je monte au circuit car la visite des stands est prévue à 18h et il faut avant que je prenne mon ticket et que je passe les contrôles. J’ai quasiment 30 bornes par la RN8 et la fameuse montée du BEAUSSET. Trop bien cette route et ces virages. Je monte comme un sauvage (je suis entrainé avec tous les virages que j’ai rencontrés durant ces 2 derniers jours) et je double tout le monde (voitures, motos et camions). Bon, c’est vrai qu’il y a des bleus partout et beaucoup ont peut-être peur de se faire arrêter. Par moment ça penche vraiment fort. Je visite donc les stands et comme prévu je rencontre le team Angevin qui me permettra de suivre un peu la course depuis les stands. Je passe voir le team MELIAND où j’échange quelques mots avec Martial, Paulo super concentré autour de la n°30 me fait tout de même un signe de la main et Dominique ne me voit pas car il est franchement très pris avec les journalistes. Ils ont une super guitare électrique au couleur de la suzuki et des membres du team jouent des morceaux à tour de rôle. Trop bien !!! Je me fais prendre en photo devant la cabane de panneautage du Lycée Le Mans Sud avec leur n°72 (petit clin d’œil au Siège du moto club). Il est 19h lorsque j’appelle REMY qui est tout proche et je lui paye une bière (car j’ai perdu mon pari) avant de retourner au camping. Le samedi je monte de bonne heure (et de bonheur) car la 2ème course du Bol d’Or classique part à 9h. Je suis un peu la course tout en visitant les 2 villages (que j’ai trouvé franchement nuls) et le peu d’attractions. Je descends manger le midi sur la côte face à la mer car il fait vraiment trop beau et il faut que j’achète de la crème solaire (j’ai déjà le nez rouge avec tout ce soleil) et du dentifrice (car j’en ai marre de manger du savon matin et soir). Je remonte voir le départ et suivre la course. En fin d’après-midi je rencontre un vieux copain Normand et les gars de son campement me proposent sympathiquement de venir manger avec eux car ils ont pitié de me voir seul. Je vais un peu après dîner avec eux sur le circuit puis je vais dans le stand du team Angevin qui sont passés de la 20ème à la 37ème position car l’un des pilotes a couché la moto dans les virages au bout de la ligne droite des stands. Lorsque que je pars de leur stand ils sont 36ème (YES !!!). Je rentre de nuit et avec précaution car il y a plein de débiles qui coupent les virages dans la montée (avec leurs motos trop puissantes pour leurs capacités et parfois d’ailleurs aussi affaiblis par l’alcool) et c’est recommandé de franchement serrer sa droite dans les virages à droite. A un rond-point en bas, les bleus font souffler dans le ballon tout le monde…et lorsque mon tour arrive ils me demandent de circuler car ils aimaient bien ma moto et mes climax (tant mieux mais de toute manière je pouvais souffler sans crainte). Le dimanche, je prends un peu mon temps et je remonte vers 12h. Ni une ni deux je vais voir les ANGEVIN qui sont passés à la 19ème place au général et 10ème (je crois) en superstock. Quelle superbe remontée et ils sont super contents et…concentrés. Je discute un peu avec quelques membres du team et je les laisse tranquilles. Je vais manger un petit sandwich et j’attends l’arrivée derrière un portail d’accès aux stands avec vue sur un écran géant ce qui me permet de bien suivre la dernière heure de course et surtout les classements. Et là, énorme bol (c’est normal car j’y suis) le vigile laisse passer quelques badauds (dont je fais partie) aussitôt l’arrivée. Je vais donc rapidos sous le podium où je me retrouve placé au milieu de journalistes. Je peux faire des supers photos. Puis je passe voir les Angevins qui sont super heureux mais fatigués et le team MELIAND où je discute plus longuement que le vendredi soir avec Martial et Paulo (qui est beaucoup plus détendu) et qui me demande de souhaiter un bonjour à tous les BARBOURS et pause pour une photo souvenir avec son super T-SHIRT de CHAMPION DU MONDE pour la 14ème fois dont il semble très fier.

bravo le SERT une équipe de champions...........
bravo le SERT une équipe de champions...........bravo le SERT une équipe de champions...........

bravo le SERT une équipe de champions...........

1000 (GSXR) BRAVO à tout le team !!! Je discute aussi avec Jean-Claude BRUNO (gérant du magasin HONDA Angers) qui était l’un des 2 speakers durant tout le week-end et qui a franchement bien commenté (d’autant plus qu’il a une voix audible qui va bien avec l’emploi). Je retourne au camping vers 17h. Je boirais un peu de rosé BANDOL ce soir pour fêter cette franchement trop belle journée. Retour du Castellet Je repartirai le lundi vers 9h pour 14h de route (via michelin dit 15h30) après avoir effectué 870 nouveaux Kms. Je ferai une partie de la route avec deux gars que j’ai rattrapés mais qui finalement roulaient bien et j’ai donc décidé de les suivre. Je les ai perdus lors de mon 1er plein (avec vérification à nouveau du niveau d’huile toujours nickel) malheureusement sans pouvoir trop discuter avec eux hormis à un ou deux feux rouges (ils allaient vers LYON pour récupérer l’autoroute et remonter vers le Nord/Est), puis ensuite un bon bout de route avec Patrick (en retraite depuis 2 ans) et son hayabusa qui réside sur ORLEANS. On fera un plein ensemble et on boira d’ailleurs un petit coup sur la route avant de se séparer.

Hugues, seul au  bol  d'or 2015....
Hugues, seul au  bol  d'or 2015....

Le soir à l’occasion d’un nouveau plein à BOURGES je m’arrêtais dîner léger dans une PAT A PAIN en souvenir de nos virées que nous faisons fréquemment dans le centre de la France et lorsque nous allons aux CML. Personnellement, j’ai été un peu déçu du CASTELLET où je m’attendais à voir une fête de la moto beaucoup plus importante et avec beaucoup plus d’exposants de motos anciennes ....., une giga bourse, etc.. et aussi de ne pas pouvoir aller voir passer les motos dans la ligne du mistral (c’est dorénavant interdit d’y aller). . d’avoir été seul . qu’une partie du fond de ma sacoche droite achetée en solde chez LOUIS MOTO 39 euros (avec celle de gauche) ait fondu à cause du pot d’échappement. J’ai d’ailleurs perdu une partie de mon U arrière,

super content, d’avoir fait 30 heures de moto (dont 25 sans une seule goutte d’eau) . d’avoir revu le circuit du CASTELLET et d’avoir bénéficié d’un climat exceptionnel . d’avoir fait tout ce périple avec mon 400 de 35 ans d’âge qui n’a quasiment pas consommé d’huile . d’avoir pu aller dans les stands et y avoir rencontré tous les gens que j’espérai voir . d’avoir rencontré des gens sympas (Rémy, Laurent, Olinda/Fred et autres anonymes sympas que je ne reverrai peut-être jamais et avec qui j’ai échangé quelques mots et partagé notre passion) . que mes chaussures TCX waterproof achetées chez HONDA Angers (merci Olivier) en solde sont réellement WATERPROOF car mon pied droit est toujours resté au sec . que ma combinaison de pluie soit toujours étanche (sauf si on la ferme mal ou niveau du col).

Superbe balade, à refaire avec les "barbours".........

Partager cet article
Repost0

commentaires